Le coin nature

La randonnée pédestre, c'est l'occasion de découvrir les richesses naturelles
ou des curiosités parfois insoupçonnées.


En voici quelques exemples illustrés.

 
 
 
 

Fleurs de Vienne


Parfois envahissantes,
parfois discrètes,
elles sont là, au bord des chemins,
 pour notre plus grand bonheur.


Testez vos connaissances

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.
puis sortir immédiatement le curseur en-dehors du cadre.
Essayez de l'identifier puis vérifier
en amenant à nouveau le curseur sur la photo.

(photos S.Cornuault sauf indication contraire)

La jussie

    Au cours de nos randonnées il devient maintenant fréquent d’observer cette plante à fleurs jaunes recouvrant d'un tapis végétal la surface des rivières ou des étangs.
    Plante particulièrement invasive, la jussie(ou ludwigie) colonise en effet de façon catastrophique de  nombreux cours d’eau  aux eaux calmes et peu profondes.
    Au point de menacer l’équilibre du milieu naturel aquatique. Car cette plante, importée d’Amérique du Sud comme plante ornementale, et relâchée dans la nature, a de formidables facultés d’adaptation : rhizome, racines profondes, et une si grande potentialité de bouturage  que les campagnes d’arrachage par de non spécialistes peuvent parfois faire plus de mal que de bien.

    La jussie s’étalant de façon très dense à la surface des rivières capte la totalité de la lumière et empêche le développement de la flore et de la faune.

Arrêté de mai 2007 (article 2) :

    Sont interdits sur tout le territoire métropolitain et en tout temps, le colportage, la mise en vente, la vente, l'achat, l'utilisation ainsi que l'introduction dans le milieu naturel, volontaire, par négligence ou par imprudence de tout spécimen des espèces végétales suivantes :
    - Ludwigia grandiflora (Michx.) Greuter & Burdet, Ludwigie à grande fleurs ;
    - Ludwigia peploides (Kunth) P.H. Raven, Jussie.


(texte et photos: Serge Cornuault)

Tapis de jussie au plan d'eau de la filature entre Smarves et Ligugé (oct 2011)

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La galle du chêne

Non, ces excroissances aux couleurs variées (jaune, vert, rouge, marron) sur une feuille de chêne ne sont pas une maladie.
Tout simplement une habitation !
Au départ, un petit insecte noir , le cynips, ressemblant à une fourmi volante, a pondu son oeuf dans la nervure d'une feuille de chêne. L'arbre a réagi en enveloppant l'oeuf d'une boule spongieuse et hydratée où le petit insecte va se développer. Le tanin contenu dans le jus l'empêche de pourrir, même si elle est tombée au sol.
Si l'on coupe la galle en deux, on y trouvera l'insecte à l'un de ses stades de développement :
- la larve (asticot), blanche,  de quelques mm
- la nymphe, immobile, en train de se métamorphoser
- ou l'adulte, noir, en train de se ménager un passage pour sortir (un petit trou sur la galle indique qu'il est parti)
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A droite :
- en haut (larve de cynips)
- en bas (cynips adulte)
 

Orchidées du Poitou

Le saviez-vous ?

Les orchidées ne sont pas l'apanage des pays chauds.
Il y en a plusieurs variétés dans la Vienne, même si elles restent parfois modestes et peu visibles.

Elles peuvent même s'inviter sur votre pelouse, comme cette "Ophrys abeille"




Ophrys abeille Smarves

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Le pied de mouton (Hydnum repandum)

    Enfoui dans la litière des sous-bois ce champignon sait se faire discret.
    Et pourtant, quel bon comestible au goût si particulier et à la chair croquante ! Certainement l'un des meilleurs champignons.

    Il est, de plus, facile à reconnaître avec son chapeau irrégulier couleur chamois et les petits aiguillons qui remplacent les lamelles ou les tubes des autres espèces.

Bonne cueillette !
et quand il y en a un, il y en a deux ...

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Le frelon asiatique

   Le frelon asiatique (Vespa velutina), se distingue du frelon commun (Vespa crabo) par sa taille plus élancée et la couleur des anneaux abdominaux d’un jaune plus orangé.

 

   Son nid énorme de cellulose (jusqu'à 1 m) se trouve souvent en haut des arbres (voir photo) où il peut passer inaperçu parmi les feuilles, ce qui n’arrive pratiquement jamais pour le frelon commun qui recherche davantage les troncs creux.

 

   Provenant d’Asie, signalé en France depuis les années 2004 – 2006, il se développe aux dépens d’autres insectes qu’il dévore (chenilles, papillons, abeilles, …). La recherche du nectar peut l’amener à attaquer et détruire les ruches.

 

Sa piqûre n’est ni moins ni plus dangereuse que celle du frelon commun.

 

Pour en savoir plus :

 http://www.cc-terrasses-vallee-aveyron.fr/fileadmin/Collectivites/Com_de_Com_de_N_grepelisse/Vie_Communautaire/Actualites/Commission_frelon_asia.pdf

Nid de frelons asiatiques
à Voulon (15 oct 2011)

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